1/07/2010
 

Dix ans déjà !

Il y a déjà 10 ans, naissait freelance2hire.com un simple site qui regroupait 5 freelances qui se connaissait, se faisait confiance et partageait leurs clients. Une idée simple qui annonçait avant l’heure se qu’on appelle maintenant le « réseautage » professionnel avec des sites comme Viadeo, etc.
Aujourd’hui, nos parcours ont évolués, certains ont créé une société, 3DWeave SARL, d’autres sont repassés par le salariat avant de redevenir « freelance », un terme anglais qui résume bien le côté « libre » de ce statut qui n’existe pas en France. En effet, il n’y a pas un statut « freelance » en France,  mais bien plusieurs : maison des artistes, intermittent, indépendant en profession libérale, la micro-entreprise, la EURL unipersonnelle, la « micro-entreprise » souvent exonérée de TVA et le tout nouveau « auto-entrepreneur ». Autant de façon de facturer différentes, de démarches différentes auprès d’administrations pour au fond la même chose : « je facture mon travail et je paye mes charges sociales dessus », que ce soit aussitôt ou deux ans après. La confusion logique entraînée par autant de systèmes différents n’est pas le meilleur moyen de promouvoir ce statut méconnu auprès du public. De même, certains interlocuteurs administratifs ne savent toujours pas de quoi il retourne. Quant aux banques, elles sont toujours aussi frileuses à prêter à quelqu’un qui pourtant assure lui-même son emploi et ses revenus. En 10 ans, on a par contre pu noter une nette amélioration de la perception du freelance. Du « fainéant de consultant » qui « travaille » à domicile, on est passé à l’espace de liberté, pionner du télétravail qui ne s’encombre pas de réunions et de déplacements inutiles. De même, dans une France en pleine crise d’évolution, où plus rien n’est sûr, les salariés et fonctionnaires sont regardés comme plus en danger et moins aptes à se remettre en question. S’adapter, survivre, c’est le quotidien du freelance depuis des années.

 
St. Anquetil -